Le contrôle des mauvaises herbes

Le jardinier naturel peut en témoigner, il n’est pas de mauvaises herbes en soi. Par exemple, l’asclépiade de Syrie, maudite pour les agriculteurs, se révèle être la pièce maîtresse d’un jardin à papillons. Les indésirables des uns sont donc les désirées des autres.

Il faut se rappeler la notion de «contrôle» qui consiste davantage à superviser et limiter les dégâts qu’à exterminer tout ce qui pousse sans permission! Que penser des violettes voyageuses qui se ressèment abondamment n’importe où, mais ajoutent une touche de finition spontanée? Doit-on les considérer comme des mauvaises herbes ? S’il est vrai que certains ingrédients gâchent la sauce et qu’il est important d’y voir, il est opportun de choisir ses batailles. À chaque nouvelle intrusion, on devrait s’interroger sur la pertinence de désherber ou non. L’espèce est-elle est une menace pour le jardin en entier ou une nouvelle venue à apprivoiser? Le principe de dynamisme du jardin naturel s’applique.

Si l’intervention s’impose, l’arrachage constitue la meilleure méthode pour les jeunes pousses et les jeunes plantes peu enracinées. Toutefois, c’est une arme à double tranchant, car cela perturbe les sols. Un site perturbé est une porte ouverte aux «visiteurs», donc en désherbant on perpétue le cycle. Encore une fois rappelons l’importance du paillis . Il est judicieux, après un désherbage par arrachage, d’ajouter un peu de paillis si le sol est trop remué ou à découvert.

Malgré tout, l’arrachage ne convient pas toujours. Il y a des plantes qui ont des racines aux rhizomes puissants, des racines pivotantes ou étendues, et qui exigent un contrôle plus musclé. Dans un jardin naturel, les herbicides sont des auxiliaires de derniers recours. Avant d’en utiliser, on peut tailler de façon répétée, déterrer, brûler à la torche ou, pour un certain temps, recouvrir d’une bâche de plastique noire les espèces récalcitrantes.

Clématite de Virginie (Clematis virginiana)

Pour les habitués des clématites horticoles, la clématite de Virginie est surprenante. D’abord ses fleurs sont plus petites, sans excès de couleurs, et sa vigueur est infiniment plus grande. Toutefois, l’espèce comporte des plants mâles ou femelles, alors il est préférable d’en planter plus d’un pour profiter de la floraison . On suggère de la cultiver dans un sol frais, même légèrement humide.

Hauteur : 100 à 400 cm Largeur : 60 cm

Floraison : blanche Période de floraison : juillet et août

Exposition : soleil ou mi-ombre Sol : sol frais ou humide

Rusticité : zone 3 Habitat naturel : lieux ouverts, orées de bois, rivages

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