Les habitats ouverts et les plantes pour le soleil

À l’époque de la colonisation, il y avait relativement peu d’habitats ouverts dans le paysage du Québec, lequel était majoritairement forestier. Les milieux ouverts se constituaient essentiellement d’éclaircies, de clairières, des bords des lacs et des cours d’eau ou encore de brûlis ou de chablis.

Néanmoins, ces espaces étaient colonisés par un vaste éventail d’espèces robustes, souvent qualifiées d’espèces pionnières. Épilobes, verges d’or, oenothères, lis ou immortelles se retrouvaient dans ces espaces ensoleillés . Elles constitueront des choix de premier ordre si l’analyse de votre site révèle que les conditions y sont celles d’un milieu ouvert.

Le jardinier qui souhaite profiter de la beauté et de la robustesse de quelques espèces indigènes, sans pour autant convertir les lieux en jardin naturel, trouvera dans cette catégorie plusieurs espèces colorées et vigoureuses. Pour une plate-bande ensoleillée ou un pré fleuri indigène, ce sont des espèces qui s’imposent comme des choix naturels.

Barbon à balais (Schizachyrium scoparium (Andropogon scoparius) )

Dans les sols chauds et secs, cette graminée se révèle d’une grande beauté. Son feuillage, plus discret en été alors qu’il est de couleur légèrement bleutée, devient carrément spectaculaire à l’automne quand il se pare de bronze. Ses inflorescences sont formées de nombreuses houppettes blanches d’apparence pelucheuse. Elle ne convient pas à toutes les zones de rusticité, mais sera parfaite dans un xéropaysage.

Hauteur : 30 à 65 cm Largeur : 20 cm

floraison : blanche et pelucheuse Période de floraison : de septembre jusqu’aux gels

Exposition : soleil Sol : bien drainé, relativement sec et se réchauffant rapidement en début de saison

Rusticité : zone 4b Habitat naturel : voies ferrées, rivages rocheux, lieux ouverts sablonneux

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